Le vingt septième jour de décembre, en l'an grâce 1857
Très cher journal,
----------- Nouveau jour, nouvelle histoire. Je me suis remise de ma grande déception d'hier avec l'aide précieuse de ma s½ur. Elle est la seule qui par sa présence et son amitié sait adoucir mes peines. Mon esprit a beaucoup vagabondé cette nuit. En effet, j'essayais de trouver les points positifs de cette rencontre. Peut-il être beau à l'intérieur ? Seulement, cette méchanceté dans son regard, m'intrigue. Après tout, cela peut être le fruit de mon imagination, à dire vrai, je suis assez étrange. Parfois, mes remarques peuvent être complètement déplacées mais elles peuvent révéler la pure vérité. Et c'est constamment la deuxième proposition qui est utilisé pour qualifier ce que j'ai infligé. Tout est si confus dans ma tête. Si seulement on pourrait m'apporter quelqu'un pour m'éclaircir l'esprit, juste pour remettre les choses dans l'ordres qu'elles devraient être.Après avoir dormi plus de douze heures, Victoria ouvrit délicatement ses paupières pour laisser pénétrer les quelques rayons de soleil qui passait à travers l'entre-ouverture des rideaux de sa chambre. Sûrement la dernière fois qu'elle trouvait son sommeil en ce lieu, cela dépendra de la décision du prince. La jeune femme alla ouvrir les rideaux pour admirer le paysage comme elle faisait tout les matins. Il avait neigé. La Terre avait enfilé son manteau blanc. C'était magnifique. Cependant, on avait transformé Victoria en une prodigieuse femme digne d'une authentique souveraine, mais son esprit enfantin n'avait guère pris son envol. En effet, le premier reflex de Victoria fut de se hâter vers la sortie pour atteindre l'extérieur, à fin de rejoindre Constance qui y était déjà. Celle-ci passa un manteau et gagna le jardin.-Bonjour Constance ! Dit-elle en lui faisant des grands signes de main pour que sa s½ur puisse la rejoindre
-Bonjour Vic' ! Comment vas-tu aujourd'hui ? Répondit-elle en courant le plus vite possible pour rattraper la future Reine.
-Bonjour votre altesse. Dit un homme qui semblait être assis sur la table de jardin près de Victoria.
Cet homme devait être sûrement un des domestiques. Elle lui répondit d'un signe de main sans faire guère attention à celui-ci mais lorsque Victoria aperçut son visage, elle ne pu s'empêcher de cette question qui lui brûlait les lèvres.-Que faites-vous ici ? Demanda la jeune femme surprise de la présence de William Gray en ce lieu.
-Comme l'a dit le Prince Albert, je suis l'un des meilleurs gardes de tout le Royaume Uni, celui-ci m'a donc confié la mission de garder un ½il sur vous, de vous protéger. Répondit-il avec une tel assurance comme si il avait appris son texte par c½ur.
-Me protégeais ? Je ne pense pas avoir besoin d'un garde du corps. Affirma Victoria qui ne comprenait pas une chose pareil.
-Vous en aurez besoin, je ne peux rien vous deviser d'autre, on m'a défendu de vous raconter ce qui... pourrait se passer. Dit William avec une hésitation.
-Très bien, comme vous le souhaiterais. Dit-elle en repartant vers Constance. Mais juste une chose, laisser une distance lorsque nous marcherons ou iront nous balader dans le parc, je n'apprécie point qu'on me suive comme mon ombre.
Ensuite, les deux jeunes femmes commencèrent une bataille de boules de neige accompagnées de leurs frères sous le regard du garde de Victoria. Il paraissait endormi, à dire vrai, il contemplait le paysage. William se faisait très discret, beaucoup trop au point de vue de sa « cliente »-Regarde Constance, on dirait qu'il s'importune. Dit Victoria en observant les gestes du jeune homme. Il faut le réveiller.
Quelques minutes plus tard.-Monsieur Gray ! Victoria a disparu ! Cria Constance au point d'égosiller sa voix.
-Quand remonte la dernière fois que vous l'avez vu et où ? Demanda t-il en se sentant coupable d'avoir était ailleurs.
-Elle était près des bois.
Il se mit à courir à travers la neige se qui ralentissait sa lancée vers le lieu indiquait par Constance. Il vociférait son nom. Elle ne manifestait guère sa présence. Puis il s'arrêta deux petites secondes pour essayer de trouver le chemin qui le conduirait vers Victoria. Deux secondes suffisent pour qu'il se fasse bombarder de boules de neige par Victoria cachée derrière un buisson.-Vous allez me le payer très cher. Dit-il en souriant car William avait compris le petit jeu de Victoria.
Il l'a prise aussitôt sur son épaule comme un sac à patate pour l'amener sur la terrasse. Celle-ci se débattait mais l'étreinte dont faisait preuve son garde l'empêchait de bouger.-Vous êtes lourde, informa t-il Victoria.
-Vous n'avez qu'à ne pas porter, cela vous servira de leçon !
-Très bien. Dit William
Il la déposa délicatement au sol pour la poussait contre un arbre ce qui engendra une chute de neige importante qui s'effondra sur la jeune femme. Celle-ci était trempée de la tête au pied.-Êtes- vous cinglé ? Demanda t-elle furieuse contre son « protecteur ». Vous êtes sensé me protéger, non pas me faire mourir de froid !
-Oh, je suis vraiment désolé votre altesse de mon comportement excentrique. Dit –il en rigolant comme une hyène.
-Vous, vous êtes un impertinent ! Cria t-elle en essayant de se frayer un chemin pour éviter le jeune homme.
Mais à ce point, William était effectivement allé beaucoup trop loin. Il mit quelques minutes à le comprendre, puis il alla présenter ses excuses sans succès.-Ce n'est pas comme cela que vous allez conquérir l'amitié de ma s½ur, dit Constance en examinant le jeune homme.
-Je ne cherche pas à devenir ami avec elle. Répondit-il d'un ton sec.
-Possible, mais cela se lit dans vos yeux. Dit-elle en lui rendant l'épée et en gagnant la maison pour rejoindre sa s½ur à fin de l'aider à se changer.
Victoria passa la journée à lui faire la tête comme une enfant, l'éviter dès que possible et marcher le plus loin qu'elle pouvait lors de leur promenade au marché pour ne pas entendre sa voix qui l'aurait fait entrer dans une grande colère. Constance et Victoria étaient en avant en train de converser, Julie, la demoiselle de compagnie de Victoria accompagné de John, le doyen des domestiques les suivaient puis arrivait William qui ne quittait pas des yeux la jeune femme. Au même moment, les deux s½urs discutèrent du jeune homme.-C'est un impertinent ! Dit Victoria pour justifier la remarque qu'elle venait de faire.
-Avoue au moins qu'il est beau. Répondit Constance se qui fit arrêter immédiatement sa s½ur. Elle réfléchit deux petites secondes et sourit.
-Je n'ai jamais dit le contraire. Dit Victoria en reprenant son chemin.
Plus tard, au soir, chacun après avoir pris le souper, partit vers ses appartements pour la famille, vers les chambres pour les employés. Victoria dégrafa sa robe, tout en parlant à sa s½ur.-Tu devrais accepter ses excuses, en même temps, tu l'as provoqué. Dit Constance en brossant les cheveux soyeux de sa s½ur.
-Tu as peut être raison.
-Peut-être raison ?! J'ai toujours raison !
Comme le conseilla Constance, Victoria alla s'entretenir avec William Gray. Elle gagna le couloir inférieur et arriva devant la porte de sa chambre. Celle-ci était entrouverte, et elle laissait vue sur le jeune homme adossé près d'une fenêtre. Celui-ci était en tenue très légère. Il avait un torse qui envoutait la jeune femme. A dire vrai, lorsqu'elle le vit, elle ne se retourna pas. Elle admirait le tableau. Il n'étai donc pas du tout repoussant... Mais lorsqu'un domestique étant sujet d'une insomnie sortit de sa chambre, pour une raison quelconque, Victoria revint à la réalité, loin du monde d'où elle avait embarqué.-Est-ce que vous allez bien Victoria ? Demanda le domestique.
-Je vais très bien, je vous remercie infiniment.
Ayant entendu la conversation, William ouvrit sa porte. Et à dire vrai, il ne s'était pas habillé entre deux. Victoria essayait de ne pas se montrer intéressée, d'éviter de poser le regard sur William.-Que se passe t-il ? Demanda t-il à la jeune femme car il ne comprenait pas sa présence en ce lieu à une heure aussi tardive.
-Je, enfin, je venais vous présenter mes excuses pour ce matin, abrégea Victoria pour vite partir tellement la honte l'avait envahie.
Je ne comprends toujours pas pourquoi je fus tant fasciné par son corps, il était, il était divinement beau. Oh seigneur ! Que m'arrive t-il ! Je serais en train de tomber amoureuse... Enfin ! Calme toit Victoria, bon sang ! Il ne faut pas que tu t'éprennes de lui. Il va falloir résister à son charme dévastateur... Reine Victoria, Première Du Nom